S’habiller à la mode gauloise

Les vêtements que nous réalisons sont basés sur un croisement des différentes sources. Il est effectivement difficile de réaliser un vêtement spécifique lié à un lieu donné. Néanmoins, les techniques de tissage sont les mêmes partout et probablement de tout temps.

Nous proposons ici un tuto pour faire des vêtements cohérents pour une personne de “classe moyenne”.

Vous pouvez trouvez les tissus dans des magasins spécialisés ou bien passer au marchés de l’Histoire de Compiègnes ou d’Orange. Dans stands de tissus de bonne qualité sont présents à des prix raisonnable ( tous dépend du tissus que vous souhaitez). Sur ces salons, et notamment Compiègnes, vous trouverez aussi des artisans tel que Micky qui proposent des galons, ou des fils de laine teintés naturellement

 

Avant de commencer

Voici un petit florilège de vêtements durant l’âge du fer.

Bien qu’il soit particulièrement difficile de trouver des sources fiables, de nombreux travaux venant notamment d’Allemagne et notre collabortation avec le CNRS de Sens nous permet de proposer une “mode vestimentaire ” chez les Senons su dernier 1/4 du IV siècle au milieu du IIIème siècle avant notre Ere.

Notez qu’il est aisé de reconnaitre les différentes couches sociale au niveau des couleurs et des finition des broderies et des galons.

Le choix du tissus

Votre choix du tissus va dépendre de plusieurs éléments.

Le type de vêtement (corps, armement, couche supérieur, etc), la classe sociale (plus on est élevée, plus il a de couche et plsu elles sont colorés) et de la fonction qu’on leur destine ( artisana, apparas, etc).

Deux type de source nous permettes de faire du fil : Animale et végétale.

Animale : La laine

Végétale : Le lin, l’ortie.

Si pour le lin et la laine, il est facile et peu cher de s’en procurer, l’ortie est plsu compliqué et bien plus cher. 

Le tissage et les couleurs

C’est au tissage que l’on distingue la plus la classe sociale de la personne. Le métier vertical permet, en effet, de réaliser un grand nombre de type de tissage. Les plus commun à la protohistoire sont :
– La toile : les fils se croisent à 90°
– Le sergé

La colorisation se fait sur le fil par des bains de teintures.
Les sources de couleurs sont prélevées sur les végétaux et plus rarement animale. Les couleurs vives comme le rouge, orange, jaune, vert, etc sont réservés à l’aristocratie. Les couleurs plus ternes comme le beige, ou le marron sont plus destinés à une couche sociale inférieur ou laborieuse. Un suppose même que certains tissus ne subissaient pas de traitement de teinture.

Les coutures

On va pas se mentire hein, la machine à coudre c’est top !!

Maitenant si vous sentez d’humeur taquine ou que vous être un/une perfectionniste, la couture à la main sera votre bonheur. Ca tombe bien car des coutures ont déjà été retrouvées et permettent de connaître les points utilisés:

Demi-point de croix, Point avant, Point de boutonnière, Point arrière, Point de cordon, Point de tige, Point de feston, Point de chaînette

Rechercher ce que l'on veut

Avant de se lancer tête baissée et d’acheter de super-beaux-tissus-qui-valent-une-blinde-et-qui-rétrécissent-à-la-première-goutte ! perso, j’aime bien faire un petit croquis de ce que ca va donner au final.

Evidemment il peut y avoir une différence entre ce que vous souhaitez et ce que vosu pouvez vous permettre.
Mon projet finale est la confection de vêtements à partir de tissus tissés et teintés main.

Les braies

Voici les 2 pièces à découper (une par jambe)
Pour les mesures :
– AB: longueur externe de vos jambes, allant de la taille à la cheville + ajouter 5 cm en haut pour faire un ourlet qui permette de passer un cordon de ceinture. En bas, ajouter 5 à 10 cm, pour avoir du bouffant (il faudra un lien autour des chevilles pour faire bouffer les braies)
– DH=FG: longueur interne de vos jambes, allant de l’aine à la cheville (+5 à 10 cm, pour avoir du bouffant
– CE: moitié du tour de taille + une marge (ou moitié du tour de hanches pour une femme)
– DF: moitié du tour de hanches (ou plus pour une femme)
– GH: tour de cheville + une marge
Pour la partie couture, utilisez les repères couleurs : cousez ensemble les longueurs DH et FG sur chaque exemplaire, puis cousez les deux exemplaires ensemble en assemblant face à face les longueurs CD et EF de chacun.
Enfin faites les ourlets, et coudre des passants de ceinture fait aves des chutes. Découper des bandes et les replier sur elle-même. On peut faire plus simple en passant dans l’ourlet qui fait le tour de la taille un cordon de laine tressé pour le serrer à la taille.

 

Tunique ou robe

Pour coudre une robe pour une femme ou une tunique pour un homme, c’est très simple, seule la longueur diffère.
Le dos et le devant sont des rectangles cousus ensemble à l’épaule ou sans couture, comme sur le croquis suivant.
Mesures : (prévoir les marges de coutures en plus)
– Hauteur : mesure à partir de l’épaule, la longueur souhaitée
– Largeur : Mesure de la largeur du torse. Ajouter une dizaine de cm pour que la tunique soit large.
– Emmanchure : Prévoir large. Pour un homme, en général, entre 60 et70 cm
– Poignet : assez large aussi : 35cm environ (essayer avec un mètre ruban)
– Ouverture du col : juste une entaille droite à surfiler, pour laisser passer la tête. Attention à la prévoir suffisamment large pour laisser passer la tête. Renforcer un peu la couture à chaque extrémité de l’encolure.
La tunique est longue, elle couvre les fesses.
La robe est longue aussi, jusqu’à la cheville, ou, au plus court, mi-mollet.
Les coutures se feront par couleur sur le croquis. Attention ne pas coudre les côtés jusqu’en bas, laisser 15 cm non cousu, pour laisser de l’aisance.

Variante de tunique

Il existe une variante sourcé de tunique en réalisant un col en “V” et les manches remontent presque à l’encolure. 

 

 

Le résultat final homme

Une fois teminé voici des exemples de résultat différents mais la base est la même.

 

Résultat final femme

Voici 2 exemples de travail de confection de vêtement féminin