Fabrication d'un bouclier de combat

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Présentation du projet

La fabrication des armes de combat est spécifique. La sécurité et le coût sont privilégiés au profit de la vraisemblance archéologique. Pour ces raisons nous n'allons pas hésiter à utiliser des matériaux modernes.

La préparation

Pour une bonne protection, le bouclier doit être adapté à la morphologie de son propriétaire.  En moyenne un bouclier mesure entre 1.10m et 1.30m de haut pour une largeur comprise entre 40 et 60cm.
Pour connaître la hauteur du plateau, on mesure la hauteur entre le sol et son avant-bras plié à 90° (vers le sternum). La largeur est déduite en fonction de sa morphologie et de l'équilibre esthétique et pratique (plus un plateau est large, plus il est difficile à manier).
Sur des feuilles de papier collées les unes aux autres afin de former un support de grande taille, on dessine ¼ du futur plateau (pas la peine de le faire en entier, le plateau est symétrique selon un axe horizontal et vertical).

 

Le plateau

Le plateau est fabriqué à partir d'une planche de contre-plaqué de 10mm.  On commence par tracer les axes vertical et horizontal et laisser une marge "morte" de 10mm tout autour afin d'éviter les éventuels éclatements du bois lors de la découpe. Puis, on place le gabarit en papier et on dessine le contour du futur bouclier.

Et n'oubliez pas le trou permettant le placement de la main.

Après le découpage de la planche...

La forme générale est faite. Maintenant, il faut équiper le plateau.

 

L'habillage

Bien, maintenant nous allons habiller le plateau avec une couche de lin (ou de coton ca n'a pas d'importance pour le moment). Cette couche de tissu sert à éviter l'éclatement du bois au cas où le bouclier viendrait à casser lors d'une poussée, d'une chute ou tout simplement d'un coup d'épée (même si elle est en bois!).

Avec de la colle blanche à bois (prise rapide, sinon vous pouvez opter pour la colle marine mais elle est longue à sécher et l'investissement ne vaut pas le coup). Badigeonnez le plateau et placez le drap de lin, ou de coton, lissez bien avec une spatule afin de retirer les bulles d'air. Découpez le surplus de tissu en veillant à laisser une marge qui sera rabattue et collée.

Voilà le résultat :

Avec une paire de ciseaux ou un cutter on ouvre le centre, toujours en laissant une marge qui sera rabattue et collée. Enfin on colle de la même façon une couche de tissu sur la surface encore brute en n'oubliant pas d'ouvrir le passage de main.

 

Ajout de la couche de cuir (optionnelle)

L'ajout de la couche de cuir permet d'éviter d'avoir des éclats de bois ou des esquilles qui risque de dépasser au cas où le plateau viendrait à casser. Lors du premier combat de mêlée, ce plateau à cassé sous la pression, mais grâce au cuir et au lin, j'ai pu m'en servir 2 ans et aujourd'hui encore, il sert aux entraînements. Le cuir étant une matière chère, il est possible de la remplacer par de la toile de jute ou une seconde couche de lin.
Sur le tissu, badigeonnez de la colle néoprène (pas trop liquide), pendant qu'elle sèche, découpez le cuir souple (pas la peine de prendre un cuir épais. Ici, il doit y avoir à peine 1mm et il est foulonné c'est-à-dire qu'il ressemble à du velours).
Puis appliquez le cuir sur le plateau avec une spatule. Attention de bien l'appliquer, la colle néoprène n'apprécie pas les décollages (on n'a le droit qu'à un essai!).

Une fois le cuir bien appliqué, on peut coller les rabats sur l'envers.

Pour coller la couche de lin ou de jute, on va utiliser notre colle blanche.

Le umbo en cuir

Cette étape est la plus importante! Hé oui! C'est là que nous allons fabriquer le système qui va nous protéger la mimine en combat!!
Dans notre cas, j'ai utilisé un cuir rigide pour faire les semelles de chaussures. Peut importe la technique, mais si on veut faire de même il faut faire une forme conique suffisamment solide afin d'éviter toutes déformations importantes lors d'impacts, sous risque de blessures importantes.

Il est possible de reprendre ce modèle :

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mieux est d'acheter un umbo métallique sur le site Internet "www.armae.com". Cela coute 35€ mais la sécurité de notre main chérie n'a pas de prix!

Fixation du manipule

Ayé! C'est la dernière étape! On va pouvoir ranger les outils et les pansements et "se la péter" sur les champs de bataille avec notre-beau-bouclier-tout-neuf-et-même-qu'on-a-eu-vachement-de-mal-à-le-faire-alors-on-est-priés-de-pas-taper-fort-dessus!

La caractéristique du bouclier Celte est qu'il se tient vertical sans efforts. C'est grâce au manipule qui se place sur le centre de gravité (d’où l'umbo protégeant les doigts). Afin d'augmenter la solidité de l'ensemble, l'umbo, le plateau et manipule sont scellés ensembles par des rivets ou des clous (au choix).
Un bouclier Celte possède 6 attaches, 4 relient le plateau au umbo et 2 relient le plateau, le umbo et la manipule. Ces 2 clous se situent à droite et à  gauche.

On notera que la manipule est en bois et renforcée d'une plaque métallique. C'est cette dernière qui reçoit les clous. Il est possible de se fabriquer sa propre manipule, mais pour plus de sécurité un nouvel achat est conseillé via Archéo'art.

 

Bouclier fini

Si du lin ou de la toile de jute a été utilisée, on peut peindre le bouclier c'est plus joli, et en plus ça permet aux copains de nous reconnaître sur le champ de bataille! Et hop! Un avantage en plus contre les romains!

Bon courage!

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